Une palette de spectacles pour tous, des mélomanes avertis aux curieux de tous horizons, des ados en basket aux mamys endimanchées...!
Découvrez l'énergie et la jeunesse qui secouent ce genre et le dépoussièrent. Le lyrique léger est en pleine effervescence et nous comptons sur vous pour le faire savoir!
Il Trovatore: pouvoir, amour et vengeance au cœur de l’Espagne du XVe siècle… Si le livret de cet opéra sans doute le plus populaire de Verdi se distingue par sa complexité (le Comte di Luna se languit de la belle Leonora, laquelle n’a d’yeux que pour le trouvère Manrico, fils d’une gitane qui se révèlera être le propre frère du Comte…), il brille au firmament des plus grandes œuvres lyriques par la force et la vigueur de sa partition.
Première collaboration entre Mozart et le librettiste Da Ponte, Les Noces sont librement adaptées du Mariage de Figaro de Beaumarchais. Afin d’assurer une diffusion à l’œuvre, Da Ponte gomme subtilement toute allusion trop appuyée au conflit qui oppose le Comte Almaviva et Figaro (puisqu’au final, c’est le valet qui l’emporte!) pour se concentrer sur le rôle prépondérant joué par les femmes dans cet opéra-bouffe, devenu depuis emblématique du genre.
«Costumes grecs, esprit gaulois, musique française, danse anglaise…» titrait Phi Phi lors de sa création au Théâtre des Bouffes-Parisiens le 12 novembre 1918. Toute première d’un genre qui allait fleurir au cours des décennies suivantes, cette opérette emblématique des Années Folles a retenti par sa gaieté et sa folle insouciance comme une réponse inespérée, joyeuse et charnelle aux quatre années d’horreur meurtrière de la Grande Guerre.
Baltimore, 1962. Si Tracy accuse quelques kilos en trop, cela ne l’empêche pas d’avoir des rêves. Au top de la liste de l’adolescente, il y a celui de danser dans le show télévisé à la mode de Corny Collins. Par chance, Tracy est remarquée par l’un des producteurs de l’émission au cours d’un concours de danse, intègre le programme et en devient vite la nouvelle coqueluche. Tout irait pour le mieux si l’égérie ne prenait la tête d’une manifestation contre la ségrégation raciale…
On connaît d’Anémone la femme qui ne garde pas sa langue en poche. Pour sa première approche du répertoire lyrique, la comédienne du Splendid a choisi de mettre en scène une héroïne qui, à bien des égards, lui ressemble. La Fille de Madame Angot, c’est Clairette, fille des Halles, petite fleuriste pleine de fraîcheur qui ne s’en laisse pas compter.
Servie par de véritables «tubes», L’Auberge du cheval blanc, première œuvre lyrique à grand spectacle (1930), doit son succès à la parfaite synthèse entre opérette viennoise, folklore tyrolien et cabaret berlinois. Et pour cette coproduction du Pôle Lyrique avec l’Opéra Royal de Wallonie, c’est une metteuse en scène de théâtre, bien connue du PBA+Eden (Le jeu de l’amour et du hasard, Romeo & Juliet…), qui s’attaque au monument, entourée d’une équipe à l’énergie éclatante au sein de laquelle on retrouve de grand visages du lyrique (Alexise Yerna, François Langlois…) mais aussi des comédiens de théâtre (Patrick Brüll), l’ensemble étant placé sous la baguette de Jean-Pierre Haeck (La veuve joyeuse…) dans une scénographie de François Schuiten!