Moi, Michèle Mercier… est un pseudo-polar aux accents hallucinés, conçu et interprété par un collectif bruxellois à l’inventivité plutôt bousculante. Mais Michèle Mercier, qui donc est-elle ? On sait d’elle qu’elle avait 52 ans au moment de son décès, qu’elle était fonctionnaire à la Poste et qu’on l’a retrouvée morte dans un parc.
Au départ de ce sujet-prétexte, Marie Henry a écrit un texte à la structure narrative complètement éclatée confrontant tour à tour, ou simultanément, l’expérience de trois couples névrosés tentant de peindre le portrait hautement subjectif du personnage en question. Jouant avec le récit comme on pourrait le faire avec un DVD (ralenti, accéléré, retour en arrière, …), la mise en scène s’amuse à brouiller les pistes d’un scénario aux allures de Cluedo grandeur nature. Un spectacle très typiquement « bis-ARTS », énergique et déjanté, pop et un brin trash.
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