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C’est dans les rues de Montpellier, il y a près de vingt ans, que Marianne Aya Omac trouve son premier public. Là, chaque jour, ils sont de plus en plus nombreux à se regrouper autour de ce petit bout de femme blanche qui chante comme une mamma noire et dont la voix puissante se répercute sur les façades des maisons.
De cabarets en festivals, la chanteuse commence à se faire un nom et assure les premières parties de Compay Segundo, Salif Keïta, Manu Dibango et Joan Baez, sa muse, dont elle revendique le sens de l’engagement. Aussi à l’aise dans une rumba gitane qu’au cœur du plus touchant des gospels, de reggae en blues, Marianne Aya Omac développe un style éminemment personnel. Guitare au poing et textes humanistes et poétiques en bandoulière, elle offre sur scène une présence singulière, à la fois tonique et drôle, qui laisse à sa voix suave ou rauque, flamboyante ou caressante, la possibilité d’exprimer toute l’amplitude de son talent.
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