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Elles s’appellent Aïcha, Naïma, Fatima ou Hliouti. Elles ont choisi l’art, pour certaines il y a plus de vingt ans, et les coups sur leurs corps, les insultes et la rupture nette avec une famille qui les a reniées. Leurs voix ont accompagné beuveries et mariages. Ce sont des Aïta, adulées à l’instar des geishas il y a près d’un siècle, aujourd’hui artistes du peuple, parfois méprisées, souvent incomprises.
La chorégraphe marocaine Bouchra Ouizguen part à la découverte de ces femmes et de l’art séculaire dont elles sont le téméraire, généreux et joyeux véhicule. Madame Plaza ne relève ni de la danse contemporaine ni du folklore. Bouchra Ouizguen nous convie à une émouvante et sensuelle rencontre humaine.
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