Jacques Dupriez est un violoniste prodige (engagé à l’Orchestre de La Monnaie dès ses seize ans !) doublé d’un altiste de renommée internationale. Que ce soit en tant que soliste, aux côtés des orchestres les plus prestigieux, ou à la tête de son ensemble ViaMusica, Jacques Dupriez parcourt le monde, du Japon à l’Espagne, de New York et San Francisco à Budapest ou Zaragoza. Entre ces deux instruments dont il est devenu maître, son cœur a sans cesse balancé. Quoi de plus normal, dès lors, qu’il ait choisi de mettre son talent au service du violon-baryton, dont il est aujourd’hui l’un des plus dignes représentants ?
Marie Hallynck, Lorenzo Gatto, Ronald Van Spaendonck, Eliane Reyes, Muhiddin Dürrüoglu, ou encore Eric Mathot… Voici quelques-uns des brillants solistes belges qui ont exceptionnellement accepté de prêter leur concours à la mise sur pied de ce projet de Carnaval des animaux, placé dans le cadre du Festival de Wallonie, consacré en 2010 à la Wallonie dans tous ses états.
Marie Hallynck compte parmi les violoncellistes les plus prodigieuses de sa génération. Au concert comme en disque, elle se fait remarquer par les sonorités émouvantes et sensibles qu’elle parvient à extraire de son violoncelle et par son époustouflante virtuosité. Après s’être produite aux côtés des partenaires les plus prestigieux, de Cédric Tiberghien à Martha Argerich, de Vadim Repin à Mischa Maisky, en passant par Renaud et Gauthier Capuçon, Alexandre Tharaud ou Isabelle Faust, Marie a décidé de se lancer dans un projet qui lui permettrait de partager son amour de l’instrument avec des représentants plutôt prometteurs de la jeune génération.
Lorsque Monteverdi livre au public son Orfeo au début du XVIIe siècle, ses contemporains lui dressent un procès en sorcellerie musicale. Quand Piazzolla compose plus de trois siècles plus tard les premières pages de son Tango Nuevo, les Porteños en perdent leur argentin…
Il est des interprètes dont le talent n’a d’égal que le charisme. Ray Chen est sans aucun doute de ceux-là. Qui ne se souvient de sa magnifique prestation au Concours Reine Elisabeth 2009, laquelle lui avait valu de remporter le Premier Prix, et de la chaleur de l’accueil qui lui fut réservé quelques semaines plus tard dans la salle du PBA de Charleroi ? Le violoniste d’origine taïwanaise au sourire désarmant use et abuse de l’enthousiasme de la jeunesse pour offrir des interprétations où la recherche de sonorités inédites se dispute la vedette avec une liberté de ton audacieuse.