La parole est d’argent, mais le silence est d’or. Obstinée, la metteuse en scène Françoise Bloch, écoute le bruit des pièces de monnaie tombant dans les escarcelles. Depuis la crise financière de 2008, une conscience plus aiguë se fait jour : à qui profite le crime ? Par quels mécanismes étranges le malheur des uns fait-il le bonheur des autres ?
Tout le grandiose de l’océan et de la musique est concentré dans ce fabuleux récit. Sur scène, un comédien-narrateur et un pianiste mêlent leurs voix pour raconter l’incroyable histoire de Novecento, né et abandonné sur un paquebot transatlantique qu’il ne quittera jamais.
« J’ai enduré vos discours et j’ai l’oreille en feu », dit Castiza, la sœur de Vendice, héros de The Revenger’s Tragedy. Cette pièce foisonnante, point de départ du spectacle, appartient à la tradition des tragédies de vengeance et fait partie des grandes œuvres dramatiques du théâtre élisabéthain.
Qu’y a-t-il de commun entre une salle de spectacle et un stade de foot ? On pense évidemment au « terrain de jeu », aux gradins. Les émotions y sont souvent présentes, la gouaille aussi… En tout cas à l’époque de Raymond ! Sous-titré « Monologue en 27 cigarettes », ce spectacle s’inspire très librement de la vie de Goethals.
Une troupe de théâtre ambulant parcourt le pays... Ce soir, elle raconte les aventures tumultueuses de Michel Kohlhaas, honnête marchand de chevaux victime de l’escroquerie d’un prince et qui, après avoir épuisé en vain toutes les voies légales pour faire valoir son bon droit, bascule dans la rébellion et la violence meurtrière.
« Si la Belgique était un corps humain, Charleroi en serait le poumon, un poumon noirci par la fumée ». Mochélan partage avec le public son parcours initiatique lié à Charleroi, sa terre natale. « J’suis à l’image de ma ville : jeune déjà trop vieux. ‘Je’ sans règle du jeu... un pur produit du feu ».
Le Happy Slapping, c’est ce jeu d’adolescents qui consiste à filmer une agression pour ensuite la diffuser sur le net. Sous les pseudonymes de Spielberg, Lucas et Coppola, trois garçons un peu paumés passent leur temps à filmer des défis plus fous et idiots les uns que les autres et à les poster sur leur blog. Avec l’arrivée d’Iris, leur révolte se radicalise et leurs jeux virent au drame.
Le travail, c’est la santé ! Vraiment ? En auscultant la réalité du télémarketing, Françoise Bloch soulève la question avec humour et mordant. Pauses chronométrées, communications enregistrées, chiffres de vente imposés, sourires dans la voix… : bienvenue, vous êtes dans les coulisses d’un centre d’appels !
« Aujourd'hui maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile : “Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués.” Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier. » Ainsi commence L’Etranger, de Camus…
Après Cincali, émouvant et truculent témoignage sur le sort des mineurs italiens de Belgique, voici le second volet du projet de Mario Perrotta et Hervé Guerrisi. Nous sommes cette fois dans les années 60-70 en Suisse. Une législation très stricte impose notamment que les travailleurs émigrés restent "saisonniers", et leur interdit tout regroupement familial. La Turnàta, que l'on pourrait traduire par "Le retour" ou "La rentrée", donne la parole aux milliers de personnes qui, par chance ou malchance, sont reparties au pays.
La Dispute, l'une des dernières œuvres Marivaux, est à la fois gorgée de pureté et dégoulinante de machiavélisme. L’histoire commence par… une dispute entre le Prince et Hermiane, pour savoir qui, de l’homme ou de la femme, est le premier infidèle en amour.